Vandalem aux mains d’argent

Théâtre
Portrait

Vandalem aux mains d’argent

Le 14 Juil 2016
Vincent Lécuyer dans After the walls (Utopia), d’Anne-Cécile Vandalem, Das Fräulein (Kompanie), Théâtre de Namur, Kunstenfestivaldesarts, 2013. Photo Phile Deprez.
Vincent Lécuyer dans After the walls (Utopia), d’Anne-Cécile Vandalem, Das Fräulein (Kompanie), Théâtre de Namur, Kunstenfestivaldesarts, 2013. Photo Phile Deprez.

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Vincent Lécuyer dans After the walls (Utopia), d’Anne-Cécile Vandalem, Das Fräulein (Kompanie), Théâtre de Namur, Kunstenfestivaldesarts, 2013. Photo Phile Deprez.
Vincent Lécuyer dans After the walls (Utopia), d’Anne-Cécile Vandalem, Das Fräulein (Kompanie), Théâtre de Namur, Kunstenfestivaldesarts, 2013. Photo Phile Deprez.
Article publié pour le numéro
Couverture du numéro 129 - Scènes de femmes
129

Ça pour­rait très bien com­mencer par : 

« Il était une fois. »
« Cette his­toire se passe au début du vingt-et-unième siè­cle, devant une table. »
« Tout un jour et toute une nuit, instal­lée à une table, une femme écrit. »
« Tout com­mence quand, chez Das Fräulein (Kom­panie), il est ques­tion de l’écriture d’un spec­ta­cle, et ça se passe dans la tête d’Anne-Cécile Van­dalem. »

Oui, ça pour­rait. Mais, pour être pré­cis, ça com­mence par un silence.
Ou plutôt : une sym­phonie de silences pas liss­es, pas ordi­naires, pas vides. Sin­guliers. Orches­traux. Qui ressem­blent à ça :

Nicole (à Michèle)
Vous n’êtes pas hand­i­capée.

Michèle
Par­don ?

Nicole
Vos jambes sont encore bien épaiss­es. Vous avez du mus­cle. Ce qui prou­ve que vous n’avez pas la moelle sec­tion­née. Ou alors, ça doit faire très peu de temps. Mais vous auriez bien plus mal. Et vous ne seriez pas assise là. Comme ça. Donc vous n’êtes pas hand­i­capée.

Michèle
Les genoux cassés. Les deux comme ça
(elle mime quelqu’un qui frap­perait de toutes ses forces sur ses genoux. Nicole sur­saute). Elles ont fait ça pour m’empêcher de sor­tir. 

Nicole
Vous rigolez ou quoi ?

Michèle
J’en ai l’air ? 

Nicole
Je ne sais pas. À vrai dire je ne com­prends pas grand-chose au fonc­tion­nement de cette mai­son. Vous êtes quand même par­ti­c­ulières, vous savez.

Michèle
Vous n’êtes pas mal non plus, dans votre genre.

Nicole
Moi ? Je n’ai rien de par­ti­c­uli­er. 

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Maud Joiret
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